Hubert de Gevigney

Officier de marine et auteur

 

"Je ne me sens bien que lorsque j’ai un départ sur le feu, et cela ne s’arrange pas avec le temps qui passe. J’ai fait carrière – comme on dit - dans la marine, du pompon rouge aux étoiles, très gâté par une institution qui m’a sagement tenu éloigné des bureaux et de la Métropole, une grande partie du temps. J’ai fêté mes vingt-et-un ans à Beyrouth, mes vingt-deux sur le Grand Bara, mais, embarqué à bord d’un aviso-escorteur sur la route de la Polynésie vers l’Océan Indien, à la faveur de la ligne de changement de date je n’ai pas vécu le 9 septembre 1974, jour normalement dévolu à l’accomplissement de mes vingt-trois ans. J’ai saisi l’opportunité et décidé d’arrêter le comptage. Je mourrai donc dans ma vingt-troisième année, ce qui m’épargne la crainte de retomber en enfance. 

Vu le nombre de preuves (les nez retroussés, les yeux verts, les mélanges détonants, les nuques mousseuses, les fossettes, le jazz…), je pense sincèrement que Dieu existe. 

Je n’aime rien plus que les rencontres et les retrouvailles."

 

Merci à 


Hubert de Gevigney a participé à des ouvrages collectifs.

Lu dans la presse  à propos de l'ouvrage en taxi aux bouts du monde :

"...Autant de courses surprenantes, émouvantes et surtout bringuebalantes; ça fait du bien, à l'heure des VTC climatisées et uniformisées, de lire l'éloge collective des bons vieux taxis, dont certains n'ont ni vitre ni portière ..."   Jérôme Garcin, l'OBS